Test Resident Evil Village : Une nouvelle référence de l’horreur

Test : Resident Evil Village

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Test de Resident Evil Village

snir

17/20

L'avis de SNIR

Resident Evil Village fait un grand écart entre nouveauté et ADN de la série. Capcom nous livre une fois de plus une superbe réalisation, qui va plus loin que les précédents opus. Le changement d’ambiance et le style un peu plus action ainsi que le monde plus ouvert et principalement de jour aura de quoi perturber les joueurs de la vieille école. Cependant, Résident Evil Village se rattrape à son univers, et offre une suite grandiose à l’épisode de 2017, parfaitement dans la continuité de la série, qui évolue au fur et à mesure des années. Les nombreux documents et explications scénaristiques finissent ce beau tableau, qui aura le droit à une suite. Cependant quelques choix ne trouvent pas forcément leurs places comme la gestion économique ou encore le mode Mercenaires. En résumé, les développeurs montrent une nouvelle fois que le jeu d’horreur solo, ils maîtrisent.

Le test :

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Plusieurs années après Resident Evil 7 Biohazard sorti en 2017, nous retrouvons Ehtan Winters, qui à retrouver une vie calme, en compagnie de sa femme et de sa fille : Rosemary. Faisant l’impasse sur les différents scénarios disponibles dans le précédent opus, ici, tout le monde est bien vivant. 

Nouvelle référence du jeu d’horreur ou licence qui s’égare ? La réponse dans ce test

Ce test est sans spoil sur le scénario, mais il est impossible de donner un avis complet sans évoquer certains passages du jeu, soyez en conscient.

Installé paisiblement dans votre belle maison en Roumanie, prenez le temps de profiter de votre enfant et de jouer au ballon, car il ne vous faudra attendre que quelques minutes avant d’entrer dans le vif du sujet, notamment après l’arrivée de Christ Redfield.

Après votre femme, c’est maintenant au tour de votre fille d’être sous les griffes d’un groupe d’étranges personnages, ici rassemblé autour d’un point central : le village.

Dans lequel vous serez propulsé, à la découverte des quelques maisons et des habitants qui y survivent encore, habitants avec qui nous auront l’occasion de discuter au début du jeu, mais qui disparaîtront plus tard pour ne plus jamais réapparaître.

Cela faisait pourtant partie des points mis en avant dans les trailers, et il aurait été sympa de trouver des villageois tout au long du jeu, qui aurait pu nous aider, ou même encore nous trahir.

À la place, vous ferez très rapidement la rencontre des nouveaux monstres de cet épisode : les lycans. Un peu plus humanoïde que les Mycomorphe du dernier opus, il ne s’agit pas non plus de zombie, mais de : Lycans. Des humains en cours de transformation vers des loups-garous.

Plus rapide, et plus habile, il vous faudra rapidement vous adapter à ce nouveau mécanisme peu habituel à la série. En plus d’être vif, ils seront aussi plus nombreux et ne vous laisseront jamais tranquille ! Les monstres de Resident Evil Village sont maintenant capable de casser des parois, des fenêtres ou encore de monter sur les toits.

Attendez-vous à pas mal de changement dans la licence, sans pour autant laisser tomber l’ADN de la série. Vous tomberez très vite sur ce qui fait le charme de la série : les objets et les énigmes. Et ce n’est pas pour nous déplaire ! Ici aussi, il faudra fouiller, ouvrir des placards à la recherche d’objet clé pour déverrouiller la suite des différentes zones.

L’évolution de la série fait plaisir, lui redonne un peu de souffle, mais les bases ne sont pas effacées pour autant et c’est une très bonne nouvelle.

Tradition oblige, vous finirez une nouvelle fois par manquer de place dans votre inventaire, qui dans cet épisode prend la forme d’une valise, rappelant fortement Resident Evil 4. 

Si vous aviez l’habitude de ne pas ranger grand chose, ici, c’est à vous de vous organiser, d’orienter les objets pour prendre chaque carré, sous peine de ne pas pouvoir récupérer un objet ou même une arme.

Un choix pas forcément agréable, qui n’apporte pas vraiment d’aspect gestion, mais plutôt de la frustration.

À vous une nouvelle fois de gérer : vos munitions, vos soins et ce que vous ramassez pour avancer dans la structure du jeu une nouvelle fois assez classique. Le village prend son rôle de grand carrefour entre les différentes zones, et vous y reviendrez à chaque fois. 

Le village, Le château, puis le Village, et une grande maison, puis le Village, ensuite le marais, et encore le village… On ne risque pas d’oublier le nom du jeu !

Cependant, de nouvelles zones s’ouvrent à chaque fois, ce qui permet d’explorer un peu plus et de récupérer des objets qui étaient encore inaccessibles.

Dans Resident Evil Village, vous aurez aussi un grand panel de collectibles pour obtenir les 100% et débloquer chaque trophée et succès. Dans ce monde, vous trouverez des chèvres à détruire, des fichiers à lire, ou encore des latrines…

En même temps, il faut comprendre Ethan, pas facile dans un environnement comme celui-ci …

Mais le plus important reste tout de même les fichiers, j’attire votre attention : lisez-les ! Tous ! Sans quoi, vous passerez à côté d’énormes révélations sur les personnages du jeu, mais surtout à côté de nombreuses connexions à l’univers de Resident Evil, allant même jusqu’à parler du début d’Umbrella !

Malgré cet aspect boucle sans fin, les environnements sont tous différents, plutôt variés et souvent jolis, même si le RE Engine, inauguré en 2017 n’est pas fait pour briller, mais plus pour faire ressortir les contrastes des scènes horrifiques et créer une ambiance de dingue.

Presque bluffant pour les heureux possesseurs de PC haut de gamme, les versions console sont elles un peu en dessous, même sur next-gen.

Mention spéciale pour le château, son souterrain, les nombreuses pièces ou encore les nombreux trésors à trouver à l’intérieur. Et que dire de Lady Dimitrescu : une réussite totale, en plus d’un modèle devenu totalement viral sur Internet, comment faire mieux ? Eh bien en nous en donnant plus !

Quel dommage que cette partie ne soit qu’un tiers du jeu, voir moins ! Avec les nombreuses mises en avant, il était facile de penser que ce personnage allait nous accompagner tout au long du jeu, et ça aurait été avec plaisir ! Mais il n’en est rien.

À la place de ce qui aurait pu faire un super fil rouge, vous laisserez de côté de château et dame Dimitrescu pour d’autres personnages pour faire avancé l’histoire, mais tellement moins charismatiques et intéressants.

Peut-être par peur de refaire comme Resident Evil 7, avec Jack qui revenait encore, et encore (un peu trop, pour le coup, on est d’accord).

Dans ce Resident Evil Village, vous ferez face à de nombreuses énigmes ! Plutôt variées et bien pensés ! Ça fait plaisir après un Resident Evil 7 pas très inspiré. Ici, vous ferez face à tout type d’épreuve de réflexion ou de recherche.

Certaines vous feront même tourner la tête…

Un point qui partagera les joueurs : c’est la gestion économique. Dans Resident Evil Village, vous allez devoir gérer votre budget, et jouer au marchand.

Tout au long de votre jeu, vous pourrez récupérer des Lei, ou encore des objets de valeur qui se revendent auprès d’un personnage bien particulier : les Duc.

Le Duc vous permettra, contre de belles sommes de Lei, d’améliorer vos armes, acheter des soins, des munitions, ect … Un aspect qui il faut le dire, n’est pas si bien intégré, et on se demande bien pourquoi on se met à marchander avec quelqu’un qui se téléporte d’un endroit à une autre, pour acheter des balles alors qu’on voudrait juste aller sauver notre fille.

Pour autant le personnage du Duc est très réussi, tous les détails des points de vente, les dialogues qu’il a avec vous, et le mystère qui plane autour de lui. Mais il manque quelque chose…

Nous en expliquer un peu plus peut-être, pour comprendre le mystère-là derrière, ou alors ne pas en faire un simple marchand, mais juste comme ça, ça ne va pas.

Après cette aventure haute en rebondissement, en explications, et une fin qui annonce une suite fortement intéressante. Vous voilà partie pour d’autres objectifs :

Comme toujours dans les Resident Evil, le jeu est pensé pour être effectué le plus rapidement possible en Speedrun, ici le trophée / succès vous demandera de terminer le jeu en 3 heures seulement. Ce qui ne sera pas un problème si vous connaissez les moindres recoins, l’emplacement des objets importants et la route à suivre.

Un speedrun a combiner si possible avec d’autres objectifs : comme ne pas dépenser beaucoup d’argent, ou n’utilisez presque aucun soin.

En New Game +, tout ça ne devrait être qu’une formalité, le jeu vous soigne régulièrement automatiquement, ce qui vous permettra d’en venir à bout facilement.

Cependant, une petite nouveauté fait son apparition : finir le jeu uniquement avec des armes de mêlée, autrement appelé : couteau.

Véritable tradition dans l’univers Speedrun, Capcom propose donc à chacun de d’essayer l’expérience, ce qui aurait pu être une bonne idée, mais on se confronte rapidement à un problème : certains boss ne sont pas pensés pour ça !

Pour la quasi-totalité du jeu, le couteau amélioré est très bien, vous avez même l’autorisation d’utiliser vos armes dans des cas très précis, là où vous n’avez pas le choix. Mais par contre, pour certains boss : ce n’est pas la joie :

On se retrouve à frapper dans le vide, en se demandant si notre couteau touche ou même fait des dégâts, un certain boss à la fin du jeu vous demandera de passer environ 10 minutes à donner des coups de couteau non-stop… Joueurs PS5, pensez à désactiver les gâchettes adaptatives pour éviter la tendinite !

Malgré quelques petits défauts de conception, le défi est sympa et on le relève avec beaucoup de plaisir pour passer à la suite : le mode Hardcore.

Enfin pas tout à fait, car si vous aviez oublié que Resident Evil Village se passait dans un village, Capcom a pensé à vous, car ici le mode le plus dur et dans lequel vous devez faire le jeu est     « Village des ombres ». Soit… Allons-y !

Mais comme souvent, faire un Resident Evil dans un mode de difficulté maximale sans préparation relève de la mission suicide, nous allons ici une fois de plus utiliser quelques petits bonus.

La boutique Bonus fait son grand retour, comme dans les remakes, vous devez réussir de nombreux défis dans le jeu pour débloquer des points (les PC) qui vous pouvez dépenser pour acheter des armes, des concepts arts, figurine et ce qui nous intéresse ici : les munitions illimitées !

Enfin, presque, il faut déjà avoir amélioré l’arme en question au maximum dans le jeu pour débloquer ces munitions illimitées, ce qui n’est pas toujours facile niveau organisation et compréhension, et qui vous demandera énormément de Lei !

Les concepts arts à débloquer dans la boutique bonus sont vraiment intéressants, on a presque un art book intégré avec énormément d’annotations sur les monstres et les personnages.

Une fois les munitions illimitées débloqué, notamment sur le magnum, vous n’aurez plus qu’à rouler sur le jeu, parfois même plus simple qu’en facile. De plus, dans Resident Evil Village : fini les sauvegardes limitées, et bonjour l’apparition de checkpoints !

Le mode Village des ombres devient alors d’une facilité déconcertante, des fonctionnalités qui faisait pourtant le charme du mode de difficulté maximal, une disparition malheureuse qui j’espère reviendra dans le prochain.

Une facilité qui s’explique peut-être par l’ajout d’un nouveau mode de jeu : le Mercenaires.

Le mode Mercenaires n’apporte malheureusement pas grand chose… À débloquer dans la boutique bonus, il s’agit d’un mode arcade, qui reprend de petites zones du jeu dans lesquels les ennemis apparaîtront par le sol et que vous devrez tuer pour atteindre le plus gros score possible.

Sans histoire et sans contexte, forcé de constater que ce mode de jeu n’a que très peu d’intérêt, en essayant de s’inspirer d’un mode zombi de Call Of Duty, notamment avec un système de compétences, de score et de vagues d’ennemis.

Loin d’être une réussite, vous pourrez quand même vous lancer le challenge d’atteindre le rang S sur les 8 niveaux du mode, dont les 4 derniers sont en fait les 4 premiers, mais en plus durs…

Pour atteindre ce rang S, vous devrez choisir les bonnes compétences, gérer votre combo et apprendre les zones par cœur en recommençant autant de fois que nécessaire, et ce n’est pas vraiment une partie de plaisir.

Petit bonus, si vous êtes du genre tenace, finir les niveaux en rang SS vous permettra de débloquer un sabre laser dans la boutique du jeu ! Un petit ajout vraiment sympa, dommage qu’il ne s’agisse que d’une arme de mêlée plutôt basique, une arme destructrice aurait été une récompense à la hauteur du défi.

Quant au rang maximal de SSS, n’essayez même pas, à part pour vous-même, aucune récompense supplémentaire ne vous sera offerte (un choix étrange).

Un bon gros faux pas pour ce mode Mercenaire, qui vous amusera peut-être quelques instants, ou vous prendra la tête si vous essayez de débloquer les trophées/succès. À moins d’être fan du style cependant, les joueurs de Doom aimeront très certainement !

Note et conclusion

Resident Evil Village fait un grand écart, entre nouveau style et ADN de la série. Capcom nous livre une fois de plus une superbe réalisation, qui va plus loin que les précédents opus. Le changement d’ambiance et le style un peu plus action ainsi que le monde plus ouvert et principalement de jour aura de quoi perturber les joueurs de la vieille école. Cependant, Résident Evil Village se rattrape à son univers, et offre une suite grandiose à l’épisode de 2017, parfaitement dans la continuité de la série qui évolue au fur et à mesure. Les nombreux documents et explications scénaristiques finissent ce beau tableau, qui aura le droit à une suite. Cependant quelques choix ne trouvent pas forcément leurs places comme la gestion économique ou encore le mode Mercenaires. En résumé, les développeurs montrent une nouvelle fois que le jeu d’horreur solo, ils maîtrisent.

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17/20

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