Test Deathloop – La boucle est bouclée : Avis Deathloop sur PS5

Test : Deathloop

Test : Deathloop

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Test de Deathloop

snir

15/20

L'avis de SNIR

Deathloop peut paraître plutôt abrupte dans ses premières heures, voir même décourageant au début. Quand on ne maîtrise pas encore le jeu, recommencer la boucle est frustrant, c’est clair ! Mais après un peu de temps, le tout devient beaucoup plus digeste. Il est important de comprendre très rapidement le chemin que le jeu veut nous faire prendre !

Sous peine de perdre de nombreuses heures à tourner en rond. Ici, le but du jeu n’est clairement pas d’éliminer les cibles, mais de mener l’enquête, en cherchant les nombreux indices dans les zones du jeu, pour seulement à la fin, faire un massacre. Un peu plus de clarté sur ce but et dans les menus pourrait améliorer l’expérience.

Mais une fois le principe compris, on se surprend à vouloir optimiser nos boucles, à vouloir absolument avancer pour comprendre les personnages et obtenir le fin mot de cette histoire mystérieuse jusqu’à la fin.

Le level design remarquable aide beaucoup au plaisir de jeu, même si on se sent rapidement à l’étroit en explorant indéfiniment les 4 petites zones disponibles. Le jeu souffre de quelques retards technique mais pas gênants, il aurait très clairement pu justifier une sortie sur PS4 également.

Un pari plutôt réussi pour la boucle temporelle de Deathloop, qui forcément ne peut éviter quelques répétitions, mais qui s’en sort bien.

Le test :

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Après les excellents Dishonored 1 et 2 ou encore Wolfenstein: Youngblood, Arkane Studio continue la lignée des jeux de tir avec une nouvelle licence : Deathloop.

Dans cette dernière création, le studio s’essaye au concept de boucle temporelle, toujours très risqué dans le domaine du jeu vidéo.

L’histoire se passe sur l’île de Blackreef, vous incarnez Colt, un assassin, qui se retrouve enfermé dans une boucle temporelle. Pour en sortir, vous devrez trouver des indices, mener l’enquête, mais surtout éliminer 8 cibles, dont Juliana Blake, votre grande ennemie.

Deathloop, arrive-t-il à ne pas tomber dans les pièges de la boucle temporelle et à apporter une aventure inédite, ou s’enferme-t-il dans la répétitivité de son propre concept ?

La réponse dans ce test.

Ce test est sans spoil sur le scénario, mais il est impossible de donner un avis complet sans évoquer certains passages du jeu, soyez en conscient.

Un beau matin, Colt se réveille sur une belle plage, sans trop savoir pourquoi il est arrivé là, et ce qui lui arrive. 

Très vite, vous ferez la rencontre de messages inscrits un peu partout autour de vous, il faudra vous y habituer, car ils seront là du début jusqu’à la fin du jeu. 

Colt ne tardera pas à comprendre le principe de cette histoire, et vous aussi par la même occasion, car il fait partie de la grande lignée des héros qui se parlent à eux-mêmes à haute voix, pratique pour expliquer l’histoire, mais un peu lourd parfois…

Vous commencerez donc à entrevoir le principe central du jeu : la boucle. 

Oui, dans Deathloop, vous allez vous réveiller sur cette plage, pas mal de fois ! Encore et encore…

Mais rassurez-vous tout de suite, cela fait partie du jeu ! Et si vous suivez le chemin conseillé, cela ne sera pas frustrant.

Cependant attention de ne pas vous écarter de ce chemin… Sous peine de très vite tourner en rond ! 

Essayons d’éclaircir un peu tout ça ! Blackreef est composée de 4 quartiers, du début à la fin du jeu vous visitez ces 4 zones pour faire avancer l’histoire et éliminer des cibles.

Vous devez aussi prendre en compte les 4 moments de la journée (matin, midi, après-midi et soir). Vous commencez le matin (très logiquement), pour chaque moment vous devez choisir une zone. 

Une fois dans une zone, le temps ne passera pas. Vous pouvez faire ce que bon vous semble à l’intérieur (sauf mourir…) et vous pouvez prendre votre temps, c’est seulement quand vous quitterez cette zone que le temps passera à la période suivante.

Et votre but ultime : mettre fin à la boucle avant la fin de la journée, à minuit, sinon : la boucle recommence, et toute votre progression avec… Enfin presque…

Dit comme ça, la frustration a l’air d’être grande ! Voire même insupportable ! Et bien non ! Pas du tout. 

Ici, c’est vraiment bien pensé, vous passerez un bon moment à une condition : vous devez impérativement oublier dès votre première minute, l’idée de réussir du premier coup car : ce n’est pas possible. 

Tout le but du jeu réside à l’utilisation de façon intelligente des différents moments de la journée.

Par exemple, un bâtiment dans lequel vous devez trouver un indice à pris feu le soir, très bien, ce n’est pas un problème, il vous suffit de faire passer le temps, de recommencer une boucle, et là, vous aurez toute la journée devant vous pour aller fouiller ce bâtiment avant qu’il ne prenne feu.

Par ce que oui, quand vous recommencez la boucle votre équipement disparaît, mais pas vos connaissances et vos indices. 

Et c’est le piège du jeu ! Il vous présente 8 cibles, que vous devez éliminer : les visionnaires. 

Au début, le joueur va se focaliser dessus, en les éliminant à chaque boucle, encore et encore… C’est la plus grosse erreur que vous puissiez faire !

Car si vous persévérez à toujours vous prendre la tête à éliminer les cibles dans chaque zone, encore et encore, un sentiment de répétition sévère viendra s’installer ! 

Ici, la marche à suivre est la suivante : ne pas s’occuper des cibles. 

Deathloop est un jeu d’enquête, où vous devez comprendre les routines de chacun des personnages, pour ensuite débloquer la séquence finale qui vous permettra de tous les tuer en une seule journée.

Avant ça, n’y pensez pas.

Mais focaliser-vous uniquement sur les phases d’enquête dans les différentes zones et dans les différents moments de la journée, et à partir de là, un nouveau jeu s’ouvrira à vous, loin de toute répétitivité, et avec un super rythme !

Éliminer les cibles vous offres quand même des avantages, vous pourrez récupérer des équipements rares et surtout : du résiduum : une matière qui vous permet de garder votre équipement pour toujours, même quand vous recommencez la boucle.

En faite, au début, c’est assez frustrant de tout perdre, mais ensuite, quand vous aurez conservé quelques armes, quelques bonus ou quelques pouvoirs : ce sera beaucoup plus plaisant !

Le principe de conservation s’appelle l’infusion.

Les phases d’enquête sont matérialisées par un arbre à plusieurs branches, chacune d’entre elle représente les informations sur l’une de vos cibles. 

Vous devez mener toutes les branches au maximum en visitant zones après zones, à différents moments de la journée, jusqu’à obtenir l’indice final.

Vous voilà donc parti dans le centre de Deathloop, un monde de recherche, entre-coupé par des phases de combat, d’infiltration, et parfois d’énigme. 

Cependant, les seuls 4 pauvres petites zones seront très rapidement parcourues, et vous les connaîtrez très vite par cœur.

Au début, on essaye de faire ça bien, de rester discret, puis au bout de la 6e boucle, on fonce dans le tas un peu tout droit… Ça fait partie du jeu.

Même si vous êtes parfaitement libre de jouer comme bon vous semble, la discrétion reste très clairement privilégiée dans le jeu, car avant tout : il faut éviter de mourir, sans quoi, vous allez perdre pas mal d’heures de jeu.

Le jeu vous donne le droit à l’erreur, vous pouvez mourir 2 fois par zones.

Durant ses 2 premières morts, le jeu vous ramènera quelques minutes avant, et vous pourrez reprendre la progression, si possible sans faire la même erreur. 

Par contre, si vous mourrez une troisème fois, ce sera la fin de la boucle, et vous recommencerez une nouvelle journée.

Quand vous changerez de zone, vous obtiendrez 2 nouvelles chances, ce qui est bien pratique et qui rend le jeu beaucoup plus accessible.

Attention donc à bien préserver votre équipement en l’infusant entre chaque période de la journée, juste au cas où… car il est difficile de ne pas mourir au moins une ou deux fois dans le jeu.

Il n’y a pas de mode de difficulté, c’est pareil pour tout le monde, et le jeu n’est clairement pas difficile. 

Une fois obtenu de bonnes armes, et de bonnes breloques pour votre personnage : comme la régénération, le jeu paraît même plutôt facile.

L’IA du jeu n’est pas mauvaise, mais est très loin d’être irréprochable.

Bien souvent, j’ai préféré tracer tout droit à travers les ennemis plutôt que d’essayer de faire ça discrètement, car curieusement : ça passe ! Le temps que les ennemis vous détectent vous êtes déjà bien loin. 

Et encore plus si vous arrivez à obtenir le pouvoir d’invisibilité qui vous permet de disparaître quelques secondes.

Pour corser le tout, un autre petit obstacle viendra se mettre sur votre route : Juliana. 

C’est la première personne que vous rencontrerez dans votre aventure. Elle est votre ennemie, vous qui voulez mettre fin à cette boucle, elle, veut la faire continuer et perdurer

Tout au long de l’aventure, elle vous parlera à travers un appareil, que vous utiliserez également pour pirater des objets. Au début de chaque période, et en fonction de vos actions, elle adaptera son discours. 

Sa voix sortira de la manette, attention à ceux qui ont désactivé le son de celle-ci, ce n’est pas un bug, il vous faut enlever le mode haut-parleur dans les options.

Un jeu du chat et la souris se met donc en place, parfois elle vous aidera même par arrogance, elle qui se pense très largement au-dessus de vous.

Et même parfois : elle viendra vous chercher pour vous tuer. En venant envahir votre partie. Vous aurez ici comme choix de l’affronter, ou de fuir de la zone. Elle est puissante et difficile à tuer, mais le jeu en vaut la chandelle, en récompense beaucoup d’équipement intéressant.

Elle peut apparaître un peu n’importe où, mais bien souvent quand vous êtes sur le point d’éliminer une cible. 

Petit détail… Juliana peut être incarnée : par un autre joueur en multijoueur ! 

C’ est effectivement un mode PVP qui a été implémenté dans Deathloop, effectivement dans le menu principal, vous pourrez choisir de jouer Colt pour détruire la boucle, ou alors Juliana pour protéger la boucle, et ainsi envahir les parties d’autres joueurs.

Rassurez-vous, rien d’obligatoire, dans le menu de Colt, vous pourrez choisir de joueur en ligne, entre amis, ou en solo si cette fonctionnalité ne vous plaît pas. 

Une fonctionnalité sympa apporte du stress à chaque message indiquant que Juliana arrive, sans que l’on sache si c’est une IA facile à battre, ou un joueur très entraîné qui pourra potentiellement nous battre et donc mettre fin à notre boucle et à notre progression.

C’est pour quoi je vous recommande chaudement de jouer en solo dans la première partie de jeu, le temps d’infuser suffisamment d’armes et d’équipements pour faire face à la menace, et ensuite réactiver le mode en ligne si vous cherchez un peu de challenge.

Vous voilà donc au courant, des épreuves qui vous attendent dans le monde de Deathloop, à vous alors de mener l’enquête de mettre fin à cette boucle…

À condition de vous y retrouver dans ces menus qui manquent très clairement d’organisation au début.

Tout se chevauche un peu, c’est seulement après plusieurs heures de jeu qu’on finit par s’organiser comme il faut et arriver à suivre, le tout est un peu lourd et avec beaucoup de textes.

En parlant de texte, j’espère que vous aimez la lecture, car une grande partie de l’intrigue du jeu se passe à l’écrit, dans des documents. 

Si vous ne les lisez pas ce n’est pas grave, car les éléments importants seront automatiquement intégrés par le jeu, un mode de passe, un élément important, ect …

Cependant, vous manquerez une grande dose d’explications sur les personnages et l’histoire du jeu. Ainsi, profitez et faites en sorte de tuer le temps. 

Là où le jeu brille c‘est dans son intelligence et sa construction, le studio Arkane est réputé pour son expertise en level design, et une fois de plus c’est un coup de mettre !

Vous pouvez aller partout, vous sautez haut, ce qui vous donne accès aux toits et à tout un tas de petits rebords. 

Dans n’importe quel jeu, on penserait cela impossible, en s’attendant à traverser la carte à tout moment. 

Ici, non, vous pouvez le faire, et les développeurs le savent ! 

Notamment grâce aux nombreux textes, affichés dès le début de jeu, qui matérialise vos pensées, vos souvenirs de vos anciens vous, qui essaye de vous guider : « Fais attention », « ne va pas par là » ect… 

Plein de petites indications, souvent très bien placées, à des endroits où on ne les attend pas, c’est parfois très surprenant !

Cependant, il y en a peu être un peu trop, pas mal de ces inscriptions n’on aucune utilité, et au bout de quelques heures ont fini a beaucoup moins y prêter attention, voir ne plus trop les lire. 

Un peu moins d’inscription pour se concentrer sur la pertinence aurait été appréciable.

On se prend donc en jeu de l’optimisation, en essayant de gagner du temps, parfois de faire un peu de speedrun en mode parkour.

Mais c’est oublié le jeu qui sera là pour nous faire ralentir, en nous demandant de revenir à un autre moment de la journée ou dans une autre boucle. 

Le jeu en lui-même dispose d’une durée de vie convenable pour un concept de boucle temporel, effectivement difficile d’offrir une aventure très longue sur ce principe. 

Votre temps de jeu variera beaucoup en fonction de votre façon de jouer, de votre optimisation des zones et des indices, ou encore du nombre de fois où vous allez mourir… 

De mon côté, j’ai mis 15h pour finaliser l’histoire principale. À cela, vous pouvez ajouter quelques heures à envahir les parties d’autres joueurs. 

Il vous faudra cependant beaucoup plus de temps pour débloquer le 100% et le platine, avec pas mal d’armes et bonus facultatif à aller rechercher en parallèle de l’histoire. 

De nombreux trophées vous demandant des actions particulières sont présents, de quoi vous occupez quelques dizaines d’heures de plus.

Techniquement, le jeu est un peu décevant, vous aurez la possibilité de jouer en mode performance (fluidité), qualité graphique ou raytracing. 

Les chutes violentes de framerate dans ses deux derniers modes m’ont clairement obligé à rester sur le mode fluidité.

Vous bougez vite dans Deathloop, le manque de fluidité se fait très vite sentir.

Les temps de chargement entre chaque zone ne sont pas non plus dignes de la PS5, difficiles de justifier l’absence de sortie PS4. 

Note et conclusion

Deathloop peut paraître plutôt abrupte dans ses premières heures, voir même décourageant au début. Quand on ne maîtrise pas encore le jeu, recommencer la boucle est frustrant, c’est clair ! Mais après un peu de temps, le tout devient beaucoup plus digeste. Il est important de comprendre très rapidement le chemin que le jeu veut nous faire prendre !

Sous peine de perdre de nombreuses heures à tourner en rond. Ici, le but du jeu n’est clairement pas d’éliminer les cibles, mais de mener l’enquête, en cherchant les nombreux indices dans les zones du jeu, pour seulement à la fin, faire un massacre. Un peu plus de clarté sur ce but et dans les menus pourrait améliorer l’expérience.

Mais une fois le principe compris, on se surprend à vouloir optimiser nos boucles, à vouloir absolument avancer pour comprendre les personnages et obtenir le fin mot de cette histoire mystérieuse jusqu’à la fin.

Le level design remarquable aide beaucoup au plaisir de jeu, même si on se sent rapidement à l’étroit en explorant indéfiniment les 4 petites zones disponibles. Le jeu souffre de quelques retards technique mais pas gênants, il aurait très clairement pu justifier une sortie sur PS4 également.

Un pari plutôt réussi pour la boucle temporelle de Deathloop, qui forcément ne peut éviter quelques répétitions, mais qui s’en sort bien.

snir

15/20

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